23/04/2009

Nucléaire - Prix du kwh nucléaire. Pas rentable disent les industriels !

La France qui dispose déjà d'une production d'électricité "en base" d'origine nucléaire très (trop) importante a décidé la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR (Flamanville, Penly)... Pour le privé, les centrales nucléaires ne sont pas rentables, alors pourquoi continuer en France à maintenir une proportion aussi importante d'électricité d'origine nucléaire dans le réseau alors qu'il existe des énergies renouvelables moins coûteuses à mettre en place ?

Le mode de financement du parc nucléaire français (amortissement, subventions) introduit des erreurs d'appréciation du coût réel de production de l'électricité. Ainsi, il est courant d'entendre dire que le nucléaire permet de produire de l'électricité bon marché. Cela est du au fait qu'EDF annonce aujourd'hui un coût de production du MWH nucléaire de 33 euros (2010). Hors, ce prix extrêmement bas ne tient plus compte du prix de construction des réacteurs. En effet, EDF avait dans un premier temps prévu une durée de fonctionnement et d'amortissement économique de 20 ans pour ses centrales nucléaires. Cette période ayant été dépassée, les coûts de production prennent en compte uniquement les frais de fonctionnement, la maintenance et le combustible.

EDF a estimé à 600 millions d'euros par réacteur le coût pour prolonger la vie des centrales nucléaires françaises de deux fois dix ans. L'électricien demanderait une hausse de 30% du prix public de l'électricité étalée sur 5 ans pour rentrer dans ses frais... Le parc nucléaire français est composé de 70 réacteurs (58 en service et 12 arrêtés) dont 34 réacteurs de 900 MW construits à partir des années 70. L'ASN (autorité de contrôle des installations nucléaires) a validé en juillet 2009, la capacité d'EDF à maîtriser la sûreté de ces réacteurs jusqu'à 40 ans.

Pour comparer de façon objective, le prix de l'électricité fournie, par exemple par un parc éolien et par une centrale nucléaire, il faut d'une part, intégrer les subventions directes de l'Etat, et d'autre part appliquer des coûts de construction comparables : même année et même pays.

Selon un document de la société AREVA intitulé "Business & Strategy overview" de juin 2009 qui cite des études de ENEL (July 2008), E.On (April 2008) et UBS (January 2009) :

Les prix de production du MWH pour des nouvelles installations en Europe sont en 2009 :

Nuclear € 50 - € 65
Combined cycle gas Coal : € 65 - € 82
Coal : € 55 - € 75

Dans un autre document intitulé "Appendix 1 Nuclear: a necessary part of the solution" de janvier 2009, on peut lire le prix de production du MWH éolien et de la biomasse énergie :

Wind € 53
Biomass € 65
Coal € 55 - € 75
Combined cycle gas € 65 - € 80
Nuclear €50 - € 55

Areva ne communique plus depuis quelques années avec les chiffres d'EDF (nuclear €27) qui ne sont pas utilisables pour comparer objectivement les technologies, pour les raisons expliquées plus haut.

prix du MWH nucléaire

Il est fréquent d'entendre dire par les associations anti-éoliennes que le développement de l'éolien va entraîner un surcout pour les français... Dans les faits, l'énergie éolienne est à peine plus coûteuse que l'hydroélectricité. Ainsi en Espagne, l'électricité produite par les grands parcs éoliens est rachetée 65 euros le MWH aux producteurs privés, ce qui permet d'estimer un coût de l'ordre de 55 euros le MW.h...

Les chiffres d'EDF qui introduisent un biais dans la comparaison sont certainement responsables de l'absence de la France dans le secteur de l'éolien. Lorsque la société Areva a voulu acheter le constructeur d'éoliennes Repower en 2006, les politiques s'y sont opposés, puis lorsque le Ministre a donné son aval, il déjà était trop tard, et c'est l'indien Suzlon qui a pris possession de Repower en avril 2007 contre Areva après une OPA qui a duré des mois, et 3 surenchères...

L'étude du laboratoire national des énergies renouvelables aux USA


Publié en Janvier 2010, le dossier démontre la possibilité d'intégrer 20% d'électricité éolienne dans le réseau électrique américain d'ici 2024. Cela permettrait de créer 500.000 emplois et réduire de 25% l'activité des centrales au charbon. Le coût serait de 7 dollars par an et par foyer.

Le prix du Kw.h fourni par les centrales éoliennes dépend du gisement éolien. Il est compris aux USA entre entre 4 et 7 centimes d'euros pour l'éolien terrestre (5,5 ct d'euro en moyenne), et coûte en moyenne 8,1 ct€ pour l'éolien offshore. Le coût de production du kW.h nucléaire est compris entre 5,5 et 11 ct d'Euros soit un prix moyen de 8,2 ct Euro. Il est donc 30% moins coûteux de produire de l'électricité avec des éoliennes onshore qu'avec une centrale nucléaire !

Le dossier du NREL au format PDF.

Sans le soutien des Etats le nucléaire ne peut se développer


L'électricien américain AMEREN, basé dans le Missouri avait choisi Areva et la technologie EPR pour construire et exploiter un nouveau réacteur nucléaire de 1600 MW sur son site de Callaway. La demande d'autorisation avait été faite en 2008 à la Commission de la réglementation nucléaire qui régule le secteur.

Le 23 avril 2009, Ameren a annoncé qu'il suspendait toute initiative pour construire une nouvelle centrale nucléaire dans le Missouri. La législation serait défavorable et la rentabilité serait impossible.

Le cout du réacteur nucléaire était estimé à six milliards de dollars. "Il nous fallait une certitude financière et règlementaire pour poursuivre et ça ne s'est pas produit", a dit la porte-parole d'Ameren Susan Gallagher. Elle n'a pu dire si Ameren relancerait le projet si la législation changeait. Ameren avait demandé une subvention prélevée sur les factures d’électricité. Après une campagne d'opposition menée par une association de contribuables et les écologistes, le parlement du Missouri a refusé.

L'électricien Eskom basé en Afrique du Sud avait lui aussi pour ambition de construire 10 centrales nucléaires. Finalement la coalitions syndicales COSATU et NUM se sont prononcées contre les projets pour des raisons d’environnement et d’économie.

Le nucléaire a besoin des subvention de l'Etat pour assurer sa rentabilité :

Une fois de plus la technologie nucléaire démontre sa non rentabilité pour peu que la réglementation ne lui accorde pas un régime de faveur. En France, il a été dénoncé à de nombreuses reprises que sur de nombreux points : gestion des déchets, provisions pour démantèlement, sécurité, assurance, recherche, la filière nucléaire faisait assumer à l'Etat des frais qui normalement devaient être à sa charge.

Les illusions du nucléaire...


L'électronucléarisation de la France a commencé en 1974 à l'occasion de la crise pétrolière, alors qu'aux Usa notamment les industriels étaient perplexes sur la rentabilité de la filière. Aujourd'hui le nucléaire français s'appuie toujours sur quatre illusions : la rentabilité, l'indépendance énergétique, le recyclage et la maîtrise total du risque.

Ces dernières années, l'industrie nucléaire a misé sur la lutte contre le changement climatiques pour amorcer un retour de la filière, et quelques leaders politiques ont cru que c'était une bonne idée... Si EDF aujourd'hui annonce un cout moyen de production du KW.h électrique à 2.7 c€, le futur réacteur nucléaire EPR fait monter la facture à 5,5 c€ le KW.h (source officielle EDF)...

Pour Marc Vergnet président de la Société Vergnet : "Si tout le monde faisait du nucléaire comme en France, il y aurait 30 ans de réserve maximum. Personne n’ose le dire mais l’uranium n’est pas la solution à long terme. L’éolien se développera car il est déjà économiquement légitime. La France est le 2e gisement éolien européen."
(La Tribune d'Orléans 8/10/09)

Une récente étude du Earth Policy Institute, affirme que le secteur privé n'investit pas dans le nucléaire car la rentabilité de cette filière est déficiente sans l'injection d'aides publiques, directes ou indirectes. Lester Brown s'appuie sur une étude d'Amory B. Lovins qui indique que le prix de l'électricité produite à partir d'une centrale nucléaire s'établit autour de 14 ¢US (11 ct€) du kilowattheure alors que l'électricité produite avec une éolienne coute 7 ¢US (5,4 ct€). Cette estimation tient compte du prix de l'uranium, de l'investissement initial, du cout de fonctionnement, de l'entretien, du transport et de la distribution d'électricité. Cette étude n'intègre pas les coûts de l'élimination des déchets radioactifs, des assurances qui devraient couvrir les risques d'accident nucléaire et du démantèlement des centrales nucléaires !!

L'analyse de Earth Policy Institute présidé par Lester R. Brown, qui s'intitule The Flawed Economics of Nuclear Power.

L'étude de Amory B. Lovins publiée par
Rock Mountain Institute.


Les coûts de l’énergie nucléaire de plus en plus élevés. Une étude de l'Institute for Energy and Environmental Research traduit en français : IEER


Un rapport de 1997 de l'Assemblée nationale fait le point sur les coûts de production de l’électricité. Le rapport s'intéresse à l'aval du cycle nucléaire. "Les dépenses de recherche financée par l’Etat que l’on peut évaluer à environ six cent millions de francs par an, ne sont pas pour le moment imputées et devraient l’être." A cette époque EDF prévoyait de produire en 2005, le KWh EPR à 20 Francs (3 ct€). Quand l'EPR de Flamanville a été lancé le chiffre était passé à 4,6 ct€ le kwh, puis 5,5 ct€ aujourd'hui ... L'étude insiste sur la nécessité d'intégrer le régime de subvention aux couts de production lorsqu'on met en concurrence différentes technologies de production d'électricité.

En 1998, l'Institut d'Evaluation des Stratégies sur l'Energie et l'Environnement en Europe a réalisé pour le compte de l'ong Green-Peace, un rapport intitulé "Soutiens et subventions de l'état aux énergies en France". Le rapport mettait en relief le poids écrasant du soutien au nucléaire par rapport à celui accordé aux énergies renouvelables : le soutien aux énergies renouvelables ne représentant qu'entre 1 et 4% du soutien apporté au nucléaire.

L'étude montre également le biais introduit dans le calcul des coûts de production électronucléaire, et revient sur les incertitudes concernant le coût du démantèlement des centrales nucléaires, et les considère comme une subvention indirecte dans la mesure où ils seront largement supportés par les générations futures.

INESTENE

Comparaison des subventions au nucléaire et aux énergies renouvelables en France

Que disent les partisans du nucléaire ...?


L'étude du Massachusetts Institute of Technology :


Le Massachusetts Institute of technology vient de mettre à jour son rapport déjà publié en 2003 sur l’avenir du nucléaire aux Etats-Unis. Le nucléaire est trop cher et trop risqué pour les investisseurs privés, il faut des aides de l'Etat pour qu'il se développe.

Les coûts de construction ont augmenté de 15% par an durant les 5 dernières années. Le prix du KW installé était en 2007 de 4000 dollars pour le nucléaire, de 2300$ pour le charbon et 850$ pour le gaz. Le MIT a ainsi calculé un prix de revient de 84 dollars le MWh pour le nucléaire (64 euros), de 62$ pour le charbon et 65$ pour le gaz.

Récemment, le fabricant d'éoliennes Suzlon (qui a racheté Repower en avril 2007) annonçait le prix du MW éolien installé en baisse à 1 million d'euros.

L'étude du MTI (Massachusetts Institute of technology)

Les chiffres de l'IEA et de la NEA (lobby nucléaire) :


Comparaison du prix de production de l'électricité de différentes énergies

Aucune technologie ne dispose d'un avantage économique permanent. Selon cette étude le nucléaire est l'énergie la plus compétitive avec des taux d'intérêt faible de 5%. Sinon, les centrales au gaz ou au charbon produisent de l'électricité moins chère même en cas de taxation des émissions de CO2 à 30 euros la tonne.

Dossier commun de l'IEA (Agence internationale de l 'énergie) et de la NEA (Agence pour l'énergie nucléaire) : "Couts prévisionnels de production de l'électricité 2010" : Dossier IEA/ NEI 2010

Le nucléaire est-il totalement dé-carboné ?


Selon les dernières estimations de l'Ademe, produire de d'électricité avec un réacteur nucléaire engendre l'émission de 50 grammes de CO2 par kilowatt.heure, et non 5 grammes comme on peut souvent le lire. L'Ademe a, en effet pris en compte toutes les émissions de CO2 du cycle de vie du combustible uranium (extraction, transformation, concentration, enrichissement du minerai, recyclage, gestion des déchets) et celui des centrales nucléaires (construction, exploitation, démantèlement).

Un chercheur de l’Université de Singapour, Benjamin Sovacool a fait la synthèse de 103 recherches scientifiques publiées à ce jour pour déterminer l'impact de l'énergie nucléaire au niveau des émissions de CO2. Sa conclusion indique que les centrales nucléaires sont responsables en moyenne de l'émission de 66 grammes de CO2 par kilowattheure, soit 8 à 15 fois moins que les centrales thermiques à combustibles fossiles (selon leur rendement énergétique)), et 8 fois plus que l'éolien.

A lire sur le site de l'APERE.
Le Soir
Oko Institut

La Criirad dénonce vivement un arrêté passé inaperçu


La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) dénonce vivement un arrêté passé inaperçu, et qu'elle attaque devant le Conseil d’Etat. En mai 2009, le gouvernement a publié un arrêté autorisant l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction !

L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été consulté et a émis un avis défavorable : la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des matières et déchets radioactifs confirme l’absence de seuils de libération des radionucléides et interdit la dilution comme mécanisme d’élimination.

Le site Enviro2B pose la question : Pourquoi avoir pris un tel arrêté, qui pourrait poser des problèmes de santé publique, en disséminant ces rebuts radioactifs dans tous les foyers ? Sans doute pour offrir à l’industrie nucléaire l’opportunité de recycler les millions de tonnes de déchets radioactifs issus du démantèlement des réacteurs nucléaires français.

La France se retrouve devant des montagnes de produits radioactifs dont elle ne sait que faire, indique la Criirad. On parle de millions de tonnes de rebuts à traiter dans les décennies à venir. Il faut trouver des sites où les stocker, et cela ne sera pas simple et le coût sera élevé. Le magasine Que Choisir de janvier en page 4 titre "Déchets nucléaires : on risque de les avoir chez soi". Si l’arrêté n’est pas annulé, vélos, meubles, vêtements pour adultes et voitures pourront bientôt contenir des métaux, plastiques, ciments issus du démantèlement d’installations nucléaires.
Sur Agoravox, Alain Michel Robert réagit "Mais qui donc arrêtera cette bande de cinglés qui nous gouvernent ?!".

http://www.criirad.org/
Enviro2b.com/


Augmentation des rejets radioactifs ?


20/04/2010 : Le Réseau Sortir du Nucléaire dénonce un amendement au projet de loi Grenelle 2 qui permettrait aux installions nucléaires d'augmenter leurs rejets radioactifs avec une simple autorisation administrative.

Communiqué.


Les tarifs de l'électricité pourraient augmenter de 25 à 30% en 5 ans


A la suite du rapport de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ANS) rendu public mardi 3 janvier 2012, et qui impose à EDF des mesures de sécurité renforcées autour des centrales nucléaires, certains spécialistes estiment que leur mise en place coutera plus de 10 milliards d'euros à l'opérateur. Officiellement, l'impact ne devrait pas dépasser 2% du prix de facturation de l'électricité. Dans les prochaines années, EDF devra également financer la rénovation des réacteurs nucléaires (plus de 600 millions d'euros par réacteur pour prolonger leur vie de deux fois dix ans, soit 40 MdsE pour les 58 réacteurs hexagonaux en service en 2011). "Si je voulais nous mettre à l'abri d'une surprise, je dirais que le surcoût des mesures prises après Fukushima s'élève à moins de 10 MdsE", a déclarer le président d'EDF, Henri Proglio, dans les colonnes du "Monde" daté du 5 janvier, "mais je pense qu'une partie est d'ores et déjà comprise dans les investissements de 40 milliards décidés avant Fukushima".


Etat des lieux :


Au 31 décembre 2008, il y avait 440 réacteurs nucléaires en service à travers le monde, représentant 375 GW répartis dans 40 pays. Les 5 pays qui possèdent la plus importante puissance de production d'électricité nucléaire sont les Etat-Unis avec 104 réacteurs (100 GW), la France 59 réacteurs (63 GW), le Japon 53 réacteurs (46 GW), la Russie 31 réacteurs (22 GW) et la Corée 20 réacteurs (17 GW).

La participation du nucléaire à la production mondiale d'électricité est de 14%.

Il y a, à travers le monde 45 réacteurs nucléaires en construction.

Plus de 100 réacteurs nucléaires sont arrêtés, seuls quelques-uns ont été démantelés.


La France a t-elle sous-évalué le prix du démantèlement des réacteurs ?



La dé-construction des centrales nucléaire est-elle pris en compte à sa juste valeur par l'électricien EDF ? Le réseau Sortir du nucléaire qui regroupe de nombreuses associations environnementalistes "reprochent à EDF d’avoir sous-estimé les coûts de démantèlement qui se compteraient en centaines de milliards d'Euros et non en dizaines de milliards."

Le numéro 2 de la revue "Alternatives" (2002) publiée par la société Areva, nous apprend comment sont calculées les provisions pour démantèlement :

"Le coût du démantèlement futur des réacteurs est bien inclus dans le coût de production de l’électricité. Cette provision, EDF la constitue depuis 1979. L’an dernier, EDF a ainsi ajouté 600 millions d’euros aux 7,5 milliards déjà épargnés. Le coût de ce démantèlement, estimé à 15 % des dépenses d’investissement, est réévalué chaque année pour prendre en compte la dérive des prix."

Selon SIA Conseil qui cite un rapport de gestion 2008 publié par EDF, les coûts de démantèlement pour un réacteur de type EPR (1,6 GW) à eau pressurisée sont évalués à 450 millions. EDF aurait ainsi ajouté en 2008, 500 millions d’euros au fond démantèlement pour porter son montant à 13,6 milliards d’euros.

Sources : Un article publié par SIA Conseil.

Des couts prévisionnels annoncés :

Allemagne : 4 Milliards d'euros pour 2,2 GW en 5 tranches (Prix constaté à Greifswald)
France : 18,4 milliards d'euros pour environ 74 GW
Suisse : 17,5 Md€ pour 5 réacteurs soit 3,2 GW - OFEN 2011
Grande-Bretagne : 103 Md€ pour environ 10 GW selon la Nuclear Decommissioning Authority. Facture qui intègre le démantèlement de 10 réacteurs, le stockage des déchets et la gestion des centres de retraitement. (Article de BBC news.)

En comparant les coûts prévus pour les démantèlements des parcs de centrales nucléaires d'autres pays (extrapolation par rapport aux 58 centrales nucléaires françaises calculée par le rapport de la cour des comptes 2012) met en évidence la sous-estimation de la méthode PEON toujours utilisée en France :

(France : 74 MW - 18,4 Md€)
Suède : 20 Md€
Belgique : 24,4 Md€
USA entre 27,3 et 34,2 Md€
Japon : 38,9 Md€
Allemagne entre 25,8 Md€ et 62 Md€ selon les estimations
Royaume-Uni : 46 Md€

La Cours des Comptes ne reprend pas les estimations faites en Suisse et des couts réellement constatés en Allemagne qui situent le prix du démantèlement à plus de 2 Md€ actualisé le GW, ce qui porterait la facture française à plus 150 Md€ ...

Concernant le rapport Energie 2050 commandé dans l'urgence par le Minsitre Besson, un ancien directeur de l’Ademe "Bernard Laponche" dénonce un rapport de "complaisance" : Source.

Situation de la France :

Centrales arrêtées : 6 / 14 réacteurs / 13,3 GW
Centrales en service : 19 / 58 réacteurs / 62,5 GW
Centrales en construction : 2 / 2 réacteurs EPR / 3,3 GW

Face à ces chiffres qu'il conviendrait de réactualiser en euros 2012, il est raisonnable de s'interroger sur les écarts de prix constatés d'un pays à l'autre.

Force est de constater que la France avec environ 18,4 milliards d'euros de provisions à terme pour dé-construire 74 GW est le pays d'Europe qui a estimé au plus bas le cout du démantèlement de ses réacteurs nucléaires : environ 265 M€ pour 1 GW ... En comparable, les travaux devront couter 8 fois moins cher que les prévisions allemandes, 20 fois moins cher qu'en Suisse, et environ 10 à 40 fois moins cher que les prévisions anglaises selon qu'on ramène le prix au nombre de réacteurs ou, à leur puissance...

Pour l'instant, aucune centrale nucléaire française n'a été démantelée en totalité. Des travaux ont commencé sur 9 réacteurs. Les plus avancés, sur la micro centrale de Brennilis en Bretagne (70 MW) ont déjà couté 470 M€ et devraient se terminer en 2016. Le cout actuel du démantèlement de la centrale de Brennilis est déjà 20 fois supérieur à l'estimation de la commission PEON ((Production d’électricité d’origine nucléaire)....

Sources wikipedia

Le démantèlement de l'usine nucléaire UP2 400 située à la Hague commencera en 2010.
Les travaux vont durer 25 ans à indiqué la société Areva qui a évalué le coût à 2,5 milliards d'euros pour trois installations. Le chantier va produire environ 2300 m3 de déchets radioactifs chaque année.

Il y a au total 123 installations nucléaires en France. Une commission d'enquête publique vient de suspendre la dé-construction du réacteur de Brennilis située dans le Finistère pour manque d'information et contradictions dans le dossier.

Le 30 mars 2010, le gouvernement a annoncé accorder 5 ans de plus à EDF pour constituer les ressources nécessaires au démantèlement des installations nucléaires. La loi Birraux de 2006, donnait à l'entreprise jusqu'en juin 2011 pour constituer un portefeuille d'actifs dont la vente progressive doit permettre de financer la dé-construction des centrales, le stockage définitif des déchets et la gestion du "combustible" retraité. Fin de 2009, EDF disposait de 11,4 milliards d'euros pour un coût total officiellement évalué en 2008 à 16,9 milliards d'euros.

Au regard de ces incertitudes, la France aurait intérêt à diversifier son parc de centrales électriques. Si le nucléaire a certainement une place dans un mix énergétique moderne, il est regrettable qu'une sou-évaluation du cout de production de l'électricité issue des réacteurs nucléaires conduise à disqualifier dans notre pays des énergies renouvelables comme l'éolien qui sont disponibles, non polluantes et moins couteuses...

En 2005, la Cour des Comptes a validé les sommes provisionnées pour le démantèlement de l'ensemble des installations nucléaires par les 3 principaux exploitants nucléaires (CEA, AREVA, EDF) soit un montant en 2003 de 71 milliards d'euros (soit plus que les recommandations de la commission PEON).

Rapport de la Cour des comptes (2005)


Mises à jour 2012

Janvier 2012 : Le rapport de la Cour des comptes


Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, un rapport de la cour des comptes à évalué à 60 milliards d'euros le prix des travaux nécessaires pour maintenir en service plus de 40 ans le parc de centrales nucléaires d'EDF. Le prix du MWH nucléaire a été évalué ente 55 et 60 euros mais la cour n'a pas intégré dans ce calcul le surcout très probable des démantèlements qu'elle a estimé pouvoir être deux fois plus couteux que les prévisions !

Le coût de production du mégawattheure nucléaire qui sera produit par l'EPR de Flamanville est évalué par la Cour entre 70 et 90 euros (avec un démantèlement provisionné à 15% du prix de construction).

La Cour évoque aussi le sujet très épineux des démantèlements évalués à 18,4 milliards d’euros par EDF pour la totalité des réacteurs nucléaires, coûts que la Cour se refuse à valider. Selon le rapport de la Cour des comptes, un devis de 2008 pour le démantèlement partiel de la centrale de Brennilis d'un montant de 373 millions d'euros fait déjà apparaître une augmentation de 26% comparé au devis établi en 2001 à périmètre égal...

Dans son rapport rendu en janvier, la Cour des comptes a révélé que le chiffrage d'EDF était le plus bas des pays européens, et elle a émis l'hypothèse qu'il pourrait être deux fois supérieur vu les coûts constatés aux Etats-Unis et ailleurs en Europe.
a déclaré Jean Desessard, sénateur (EELV) et rapporteur de cette commission.

Le rapport de la Cour des Comptes (janvier 2012) :
Rapport Thématique Filière électronucleaire

Une épée de Damoclès suspendue au-dessus des comptes d’EDF


UN COÛT DE L’ÉLECTRICITÉ FAISANT L’IMPASSE SUR LE FINANCEMENT DU DÉMANTÈLEMENT DES CENTRALES (11 octobre 2011) :
Rapport du député Marc GOUA sur le projet de loi de finances 2012.

La commission Énergie 2050, à peine installée par la ministre de l’Écologie en septembre 2011, a en effet avancé le chiffre de 750 milliards d’euros pour le démantèlement de toutes les installations nucléaires françaises, soit 68 réacteurs répartis dans 22 centrales. Cette instance paraît pourtant peu susceptible d’être hostile aux intérêts de la filière nucléaire, puisque les associations militant contre cette forme d’énergie ont refusé d’y être représentées. Le Rapporteur spécial considère donc que le montant envisagé n’a rien d’une exagération, mais constitue plutôt une hypothèse conservatrice.

Lire aussi le dossier réalisé par le site OWNI.

22/03/2012 : Une commission d'enquête du Sénat à Brennilis !!


Le Sénat va enquêter sur le coût réel de l'électricité issue des centrales nucléaires en France sur fond d'interrogations sur le prix réel du démantèlement du parc de réacteurs nucléaires français.

Brennilis dans les Monts d'Arrée (Finistère) est un site particulièrement intéressant, car même si c'est une petite centrale, c'est l'un des chantiers les plus avancés avec Chooz A (Ardennes) et Creys-Malville (Isère)
a indiqué le président de la Commission, Ladislas Poniatowski (UMP).

La France compte 58 réacteurs nucléaires en activité. Les provisions d'EDF nécessaires aux démantèlements ont été chiffrées à 18,8 milliards d'euros. "L'estimation d'EDF est une estimation basse", a reconnu M. Poniatowski.

La Commission rendra son rapport au mois de juin 2012. Un débat parlementaire sur l'énergie serait prévu pour la rentrée.

Le MWH EPR à plus de 100 Euros !

Le prix du réacteur de troisième génération en construction à Flamanville s'élèvera à 8,5 milliards d'euros, a annoncé EDF le 4 décembre 2012. Selon Green Peace qui a fait les comptes, cela portera le prix du MWH en sortie de ce réacteur nucléaire à plus de 100 euros... Alors que les ENR sont accusées de vivre de subventions, il est bon de rappeler que le MWH éolien est racheté 85 euros par EDF (prix dégresif à 22 euros après 10 ans selon le taux de charge).

Pour conclure provisoirement...


Nous pouvons dire que les centrales nucléaires ne produisent pas de l'électricité bon marché contrairement aux données officielles produites en France, et qu'elles font courir un risque très important aux populations. L'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl a probablement couté la vie à des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes parmi la population et les 600.000 "liquidateurs" intervenus après la catastrophe de 1986. Le cout de cet accident a été évalué à 500 milliards de dollars...

En intégrant les "couts cachés" tels que les subventions, la gestion des déchets et surtout le démantèlement des réacteurs nucléaires qui reste à venir, force est de constater, comme le dit Corinne Lepage, que le nucléaire "nous coute les yeux de la tête"...

Références et autres ressources...


22 Mars 2011 : Le vrai coût de l'énergie nucléaire en débat : Le lien entre énergie nucléaire et électricité bon marché est-il un leurre franco-français ? En Belgique, où 52% de l'électricité est d'origine nucléaire les prix sont pourtant parmi les plus élevés du continent.... Pour Jean-Marie Chevalier, professeur à l'Université de Paris-Dauphine si les 58 réacteurs français construits il y a 25 ans en moyenne sont amortis, il manque 46 euros par MWH pour couvrir les couts de prolongation de leur durée de vie et de démantèlement ! De quoi doubler le prix de l'électricité en France qui est "artificiellement bloqués". Lire la suite sur Lexpress.fr



L'énergie éolienne moins cher que le nucléaire, affirme le directeur général du climat de l'UE. Connie Hedegaard dit baisse des coûts de l'énergie éolienne offshore, il est véritable alternative à l'industrie nucléaire en crise.

"L'énergie éolienne a longtemps été considérée comme un moyen coûteux de produire de l'énergie, un coût d'environ deux à trois fois plus que l'érection d'éoliennes sur terre, mais la charge est susceptible de descendre, tandis que les coûts de l'énergie nucléaire sont opaques, d'après l'analyse par la Commission européenne...."

A lire : Guardian.co.uk (18/03/2011).

Qui va payer la facture pour le réacteur EPR ? Selon un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et l’Agence Nucléaire de l’OCDE l’électricité produite par l’EPR pourrait être bien plus chère que prévu...

Actuellement, l’électricité en base est vendue à 34 €/MWh par EDF sur le marché de l’énergie [2]. Cependant, selon Les Echos, l’explosion des coûts de l’EPR pourrait faire passer le prix de production de l’électricité à 55 €/MWh [3]. Et le rapport de l’AIE prévoit une fourchette de prix de production encore plus haute, de 42 à 69 €/MWh !
hns-info

Le lent démantèlement de Super Phenix ...

Le réseau Sortir du nucléaire dénonce un risque technologique majeur sur les réacteurs nucléaires de type EPR.

Stratégies pour sortir du nucléaire : LE NUCLÉAIRE ENTRE RENAISSANCE ET FIN D’EMPIRE

Le recours de la FNE contre la construction d'un 2em EPR à Flamanville rejeté par le Conseil d'Etat.

Quand EDF joue en bourse et perd l'argent du démantèlement

EPR finlandais : la débâcle continue ! A lire sur le blog de Greenpeace

A lire dans le magazine Usine Nouvelle : Deux kilogrammes de déchets nucléaires par français et par an. Fin 2007, la France totalisait 1 million 142 300 mètres cube de stocks de déchets radioactifs. Et une partie infime, mais la plus radioactive, reste stockée temporairement en attendant une meilleure solution.
Usinenouvelle

Une étude réalisée en 2007, par le Ministère de l'environnement en Allemagne trouve que le nucléaire génère du CO2 et n'est pas bon marché : Lire sur le site des Amis de la Terre.

Une étude réalisée par Greenpeace Suisse a calculé un prix pour le MW.h d'électricité d'origine nucléaire de 130 euros ! Soit près de TROIS fois plus cher que l'électricité d'origine éolienne (53 euros). Cette étude a été réalisé sur la base de chiffres connus pour les 75 réacteurs installés aux USA et sur de récentes constructions de réacteurs nucléaires en Inde.

Nucléaire : le déclin de l’empire français : Global Chance

Les dossiers du magazine Télérama :
Dossier 1
Dossier 2

Un livre de Marc Atteia sur le nucléaire : "Le Technoscientisme, totalitarisme contemporain" aux éditions Yves Michel.http://www.noslibertes.org.

41 commentaires:

  1. Anonyme26/4/09

    Vous avez raison le nucléaire vit en grande partie grâce au soutien de l'Etat. Le régime d'assurance qui limite la couverture à 80 M€ en cas d'accident est un bel exemple de la concurrence déloyale qui règne dans le secteur de l'énergie.

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  2. L'éolien et le photovoltaique vivent aussi grâce au soutien de l'état, et c'est très bien comme ça!

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  3. Anonyme12/6/09

    Ce qui m'ENERVE !! en France, c'est qu'on veut nous faire croire que le nucléaire est super rentable alors que toutes les études indépendantes faites à l'étranger démontrent le contraire et même que l'éolien est plus rentable. Le photovoltaique est super subventionné en France ! Ca c'est vrai.

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  4. Anonyme8/7/09

    C'est la triste réalité ! Le nucléaire n'a jamais été rentable. Il est payé par nos impots depuis le début et engraisse le pire des lobby ! Mais des petits malins ont réussit à faire croire le contraire à notre président.

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  5. Rambo8/7/09

    Une centrale consomme plus qu'elle ne produit
    sur l'ensemble de son cycle de vie (construction, extraction/raffinage du combustible, démantèlement...) Si on ajoute les coùts fixes et l'investissement, on comprend que CELA NE PEUT PAS être rentable, sauf subventions massives, affichées ou dissimulées.

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  6. Anonyme8/7/09

    Un très bon article de Corinne Lepage dans le Monde du 06 Juin 2009.

    "Le choix nucléaire, erreur historique"

    Extrait :

    Ce sera un boulet pour l'économie française. François Fillon, lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de 2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être historiques. En 1973, le choix industriel du nucléaire pouvait paraître défendable : la question des déchets et du démantèlement était mal connue et Tchernobyl ne s'était pas produit.

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  7. En effet ... il faudrait dire publiquement aux Français que le nucléaire est un choix idéologique et non un choix économique. Car aujourd'hui, les français croient que le nucléaire produit de l'électricité bon marché !!

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  8. Je vous conseille une très bonne étude (en anglais, certes, mais vraiment intéressante : http://www.withouthotair.com/ ) qui estime les ordres de grandeur de l'énergie que l'on pourrait produire, avec du solaire ou de l'éolien notamment (en supposant que l'on arrive à tirer toute l'énergie du vent et du rayonnement solaire, en oubliant les contraintes technologiques actuelles). Hé bien, l'énergie éolienne est ridiculement faible, même en pavant toute la France avec des éoliennes (toute!) on n'arriverait pas à la hauteur de la production nucléaire actuelle française. Pour le solaire, c'est pareil même si déjà mieux, mais ça supposerait de paver une bonne partie de la France avec des panneaux solaires (y compris champs, maisons, routes, forêts...). Donc, avant de s'emballer aveuglément pour une source particulière d'énergie, il faudrait peut-être l'étudier un peu et voir ce que l'on peut vraiment en tirer. Personnellement je mise plus d'espoirs à l'avenir sur des processus biochimiques. Et la seule source d'énergie actuellement connue (hors pétrole, gaz, charbon) qui soit suffisante en quantité pour nos sociétés actuelles, hé bien, c'est le nucléaire (l'hydraulique ayant ses limites aussi). Ce n'est donc pas juste un choix idéologique...

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  9. C'est sujet polémique mais le nucléaire ne produit que 15% de l'électricité mondiale !! Donc on pourrait parfaitement s'en passer... et les ressources en uranium ne permettent pas d'augmenter massivement cette production. Donc le nucléaire n'est pas la solution pour remplacer les sources d'énergie fossile.

    La consommation mondiale en électricité est d'environ 20.000 TW.h par an.
    Le potentiel éolien mondial a été évalué par différentes études. En 2003 par le Conseil consultatif allemand sur le changement global (WBGU) a calculé un potentiel technique réalisable de 39.000 TWh.
    Les objectifs qui seront atteint en fonction des investissements qui dépendent en partie des choix politiques sont estimés entre 2000 à 8000 TWh éolien d'ici 2050.

    global-chance.org

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  10. Alors, "le nucléaire ne produit que 15% de l'électricité mondiale", c'est tout à fait vrai, je vais même plutôt prendre 6% en raisonnant en termes d'énergie et pas juste d'électricité (source : un joli graphique sur wikipédia en anglais, http://en.wikipedia.org/wiki/File:2004_Worldwide_Energy_Sources_graph.png). Maintenant il faut voir le reste : pétrole (38%), charbon (26%), gaz (23%) soit 23+26+38 = 87% de choses carbonées qui vont être épuisées d'ici 20 ans (d'après les estimations des compagnies pétrolières elles-mêmes).
    Donc, ces 87% qui vont disparaître (et dont personnes à part les industriels ne veulent, de toute façon, parce que ça pollue et que ce n'est pas renouvelable), et il va bien falloir remplacer ces 87% par autre chose. Voyons les différentes possibilités : le nucléaire, actuellement à 6% (on peut construire beaucoup de centrales, ça marcherait un temps, mais dans quelques siècles il faudrait passer à autre chose faute d'uranium); il y a aussi l'hydraulique, actuellement à 6% aussi, mais voilà, la quantité d'énergie que l'on peut retirer des fleuves est limitée (les barrages les plus intéressants sont déjà construits...), on ne peut pas la multiplier par 10. Quoi d'autre ? géothermie, éolien, solaire et bois : production actuelle : 1%. Et là encore (je renvois à l'excellente étude : http://www.withouthotair.com/), la plupart des sources d'énergies renouvelables actuellement considérées sont intrinsèquement limitées, on ne pourra pas multiplier leur production par 100. Une exception notable : le solaire, mais cela demande des travaux pharaoniques, par exemple il faudrait paver une bonne proportion du Sahara avec des panneaux solaires pour alimenter juste l'Europe (même source); d'ailleurs je ne sais pas si techniquement c'est possible (il faut des matériaux en quantité...). Donc, pour revenir au sujet : oui, le nucléaire ne produit que 15% de l'électricité mondiale, ou 6% de l'énergie consommée, mais... non on ne pourra pas s'en passer si on veut éliminer pétrole, gaz et charbon, car les ressources renouvelables ne seront pas suffisantes en quantité. Ensuite, le nucléaire n'est qu'une source temporaire de production d'énergie (uranium pour juste quelques siècles) mais l'espoir est que l'on arrive à mettre au point les réacteurs à fusion (au lieu de la fission) pendant ce temps-là. A ce propos, il y a des réactions possibles, pour la fusion, qui sont propres, c-à-d sans aucun déchet radioactif. Je n'ai pas compris pourquoi mais les études actuelles se concentrent sur d'autres réactions, qui en font (sans doute pour des questions de rendement, mais il faut savoir que c'est possible de faire de la fusion proprement). Dans tous les cas, il va falloir remplacer la production basée sur le charbon/gaz/pétrole très prochainement, et on est bien partis pour une bonne crise énergétique... car même en surestimant les capacités des énergies renouvelables et de la fission nucléaire, ça va être chaud... Préparez-vous à la fin des transports... la fin du luxe et des gaspillages... la fin du mode de vie actuel, en fait.

    Deux mots sur le chiffre du potentiel technique réalisable : ça m'étonne un peu qu'il soit si élevé, mais admettons, supposons que l'on puisse vraiment produire deux fois plus que le nucléaire actuel avec l'éolien (et pas plus). Ca nous ferait... 2 * 6% = 12% de la consommation mondiale actuelle d'énergies. Donc ça ne suffirait pas.

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  11. Scientifique21/8/09

    Hmm pardon je me suis trompé sur la définition du dernier chiffre, qui est deux fois la production d'électricité et non pas deux fois la production nucléaire d'électricité. La conclusion reste néanmoins la même : on ne pourra pas pas tout faire avec l'éolien, même si de telles estimations du potentiel s'avèraient véridiques.

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  12. Anonyme11/9/09

    A lire dans l'édition du Monde du 9 septembre 2009 :

    Un rapport d'experts américains et chinois affirme que l'énergie éolienne pourrait satisfaire tous les besoins en électricité de la Chine et réduire considérablement les émissions de CO2.

    UN RÉSEAU D'ÉOLIENNES qui "n'occuperait que 0,5 million de kilomètres carré", soit la superficie de la France, pour un cout de 617 milliards d'euros sur 20 ans (montant raisonnable au regard du poids de l'économie chinoise) en ne tournant qu'à 20 % de ses capacités pourrait produire jusqu'à 24,7 pétawatts/heure ce qui correspond aux besoins de la Chine d'ici à 2030 et à sept fois la consommation électrique actuelle du pays.

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  13. Scientifique20/9/09

    Recouvrir 5% de son territoire par des forêts de pylone, il faut le vouloir, le pouvoir (sacré quantité de matières premières pour une telle forêt), et l'entretenir. Pour la Chine, ça se traduirait par : pour 4 km2 de forêt, vous avez 1 km2 de pylones (en supposant que les éoliennes ne soient pas construites à la place des forêts).

    Ensuite, l'unité "pétawatts/heure" est assez révélatrice de la fiabilité de cet article repris par Le Monde. Il y a d'ailleurs des erreurs d'ordres de grandeur dans l'article (les 24 700 GWatts étant mis en équivalence avec 800 GWatts de nucléaire).

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  14. Et couvrir 55% du territoire de champs et de cultures intensives comme le fait la France, en pratiquant de surcroit un remembrement intensif qui a détruit une partie des paysages est-ce un choix durable et intelligent ??

    On produit des agrocarburants sur les surfaces agricoles qui étaient jusque là laissées en jachère et permettaient aux terres de se régénérer et d'éliminer pesticides et engrais en sur-dose qui finissent dans les nappes phréatiques.

    Une étude de chercheurs de l’Inserm et de l’Université Pierre et Marie Curie vient de révéler que l’exposition aux pesticides double le risque de survenue de maladie de Parkinson chez les agriculteurs....

    La France grenier a grain de l'Europe... encore un folie, tout comme le nucléaire dont nous laissons la facture au générations futures ...

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  15. Anonyme24/9/09

    Ici on peut voir en instantané évoluer la production d'électricité de tout le parc éolien espagnol REE .. et c'est loin d'être négligeable. En pourcentage de la consommation nationale espagnole, on arrive souvent à 10% même en pleine été !

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  16. Anonyme3/2/10

    Et dire qu'edf a racheté des centrales en fin vie en GB pour 14 Milliards et l'état est actionnaire a suivi edf aurait du être payé pour reprendre un parc aussi vieux (en + les anglais on construit ça en inches et pouces, y seront pas déçus les ingénieurs français pour les réparations.. il y aura pas 1 boulon standard. 14 Milliard.. avec le tiers les allemands construisent la plus grande centrale solaire au monde dans le désert algérien et ça risque pas d'exploser, excusez moi mais j'ai honte pour la France.

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  17. Anonyme28/5/10

    Très étrange que le nucléaire non rentable pousse dans la plupart des pays émergeants? Si les énergies renouvalables étaient si rentables pourquoi ces pays ne s'en doteraient pas? Je vais vous le dire parce que la plupart des énergies renouvelables sont diffuses et intermitentes et qu'elle produisent aux heures où on en pas vraiment besoin. Comme l'électricté se stockent très mal, on a un reel problème dans les mains.

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  18. C'est pas tout à fait exact ...Les ENR sont plutôt disponibles lorsqu'on en a besoin : l'éolien l'hiver et le solaire le jour. Quant aux pays émergents, ils se dotent massivement de moyens qui produisent l'électricité avec les énergies renouvelables ... La Chine est passée de 1GW à 25 GW éoliens installés en 5 ans .. L'Inde est à 11 GW fin 2009 ... Au niveau mondial on a atteint 157 GW éolien fin 2009 ...

    Vous pouvez voir les statistiques...

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    1. Anonyme24/10/12

      C'est vrai que la lumière (par exemple) on en a besoin le jour et que quand il fait nuit/froid il y a toujours du vent... Attention je ne dis pas que le nucléaire est la solution mais l’intermittence des ENR reste un vrai problème qui freine leur développement.

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  19. Gabriel11/6/10

    Trés bonne page avec de nombreuses références. Je la cherchais depuis un certain temps, merci d’avoir pris le temps de te documenté et mettre tout ca en ligne !
    Je viens d'apprendre aujourd’hui la mise au point de mini centrales nucléaires de 150MW qui devraient être plus abordables cf « courrierinternational.com/article/2010/03/25/des-minicentrales-nucleaires-en-kit » Ceci n'enlève en rien tous les problèmes intrinsèques à la technologie nucléaire dont les superbes cadeaux aux générations futures et les pollutions et risques tout au long de la chaine de l'extraction via l'exploitation jusqu'au stockage.
    Sinon concernant les houleux débats sur la rentabilité et les solutions alternatives du nucléaire, je crois personnellement fortement en la sobriété et l’efficacité énergétique. Juste un exemple, le covoiturage. Pour ceux qui ne pratiquent pas déjà, cela ne vous a jamais frappé de voir la quantité de voiture avec une seule personne au volant dans les bouchons en allant au boulot. Imaginez maintenant que chaque personne seule s'associe avec 1, 2 ou 3 personnes du voisinage pour faire le trajet. Ce n'est pas seulement la quantité de consommation de produits fossiles que vous divisez par 2 ou trois mais aussi la quantité de bouchon, le temps de parcours, et la convivialité qui peut surement changer l’aspect et le plaisir de ces trajets obligés (obligés vraiment, enfin ca c’est encore une autre histoire…)! Seul Hic, on commence alors à parler de relations humaines et ca ce n'est plus juste une équation, avec un prix, un fournisseur, un rendement et une capacité de production...

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  20. Gabriel11/6/10

    L'équation n'est pas forcement binaire comme certains, souvent sous couverts scientifiques, voudraient nous faire croire que le choix se résume à celui entre la technologie A et la technologie B! En restant dans la peur et peu confiant des découvertes ou arrangement possible. Et si un refus de A et B venait à faire émerger une solution C qui a peu à voir avec le secteur de l'énergie?
    Je vous rappèle juste que le plus gros consommateur d'électricité en France reste Eurodif qui enrichit l'uranium et a besoin de la puissance de trois réacteurs de 900MW. Sans même parler des pertes en lignes, supprimer le nucléaire revient aussi à réduire les consommations électriques.

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  21. Anonyme11/10/10

    Je viens de lire que le patron d'EDF ()alertait le gouvernement sur la dérive des coutrs d'un projet de stockage profond de déchets nucléaires dans la Meuse mené par l'Andra. C'est EDF qui doit payer l'essentiel du projet évalué entre 15 et 35 milliards d'euros !!!!!


    Et voila !! Les couts cachés du nucléaire ...



    Lu sur le blog de JACQUES MULLER Sénateur du Haut-Rhin à propos de la Centrale nucléaire de Fessenheim :

    « Mais je m'interroge surtout sur les raisons occultes de cette obstination à ne pas vouloir débrancher cette centrale sous perfusion, poursuit le sénateur-maire. La principale me semble être... le coût du démantèlement et du traitement d'un tel site qui constitue à lui seul un déchet nucléaire manifestement très délicat à gérer. En effet, le prix actuel de l'électricité d'! origine nucléaire exclut non seulement le coût réel de gestion des déchets nucléaires mais aussi celui du démantèlement/traitement des sites en fin de vie..."

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  22. Anonyme17/12/10

    Merci d'attirer l'attention sur les dérives du nucléaires. Mettre tous ses oeufs dans le même panier n'a jamais été une bonne chose.

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  23. Anonyme4/2/11

    Un Grand Merci pour toutes ces sources très utiles !

    Ol

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  24. Anonyme17/3/11

    Il faut savoir qu'un EPR = 10 Milliards d'euros mini en intégrant la déconstruction.

    Vous imaginez ce qu'on peut installer à la place ... ??

    Pour remplacer un EPR de 1.4 GW , on installe 2 GW éolien + 1 GW gaz + 0.5 GW biomasse.

    et ca coute à peine 6 Md€. Et ça émet très peu de CO2 grâce aux éoliennes qui se substituent aux centrales thermiques quand il y a du vent.

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  25. Marie18/3/11

    Et maintenant on nous dit à la télé que le démontage d'un réacteur nucléaire coute aussi cher que sa construction !! Je suis sidérée. Alors ça coute 15% ou 100 % du prix de construction ?? Si le chiffre de 100 % est vrai alors il faut condamner à la prison ceux qui on menti pour privilégier des intérêts partisans !!

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  26. Anonyme22/3/11

    Merci Merci pour cette analyse ! que de tromperies! G honte des dirigeants francais....

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  27. Je viens de découvrir les assertions du pseudo "scientifique"...
    Il devrait plutôt utiliser celui de "sbire d'AREVA" ! :oD

    Que des mensonges nucléophiles, encore et encore...
    Ces types là - en bon "coqs de la politique nucléaire française" -, même les deux pieds profondément enfoncés dans la merde radioactive de leurs si chers déchets, continueraient à chanter ses louanges, ses vertus... et son absence totale de danger !!!

    A voir :
    - PERVERSE NUCLÉOPHILIE !!!
    (http://2013-continuum.blogspot.com/2011/03/perverse-nucleophilie.html)

    - POUR UNE FRANCE RAYONNANTE !
    (http://2013-continuum.blogspot.com/2011/03/pour-une-france-rayonnante.html)

    - PETIT "HISTÉRIQUE" DU NUCLÉAIRE !...
    (http://2013-continuum.blogspot.com/2011/03/petit-histerique-du-nucleaire.html)...

    Notre pseudo "scientifique" n'a plus qu'à aller se rhabiller !!! ;o)

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  28. Anonyme21/6/11

    Je vois pas d'où tu sors ton chiffre de 65 euro pour la biomasse, compte tenu du prix du combustible et du rendement il est impossible de produire de l'électricité à moins de 100 euro cout combustible. Le prix de rachat autour de 150 euro le MW est indispensable à la filière.

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  29. 65 euros était l'ancien tarif de rachat par EDF de l'électricité issue des centrales à biomasse, depuis 2010 le tarif est passé à 125 euros.

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  30. Une étude récente ( http://energeia.voila.net/nucle/reacteurs_trop_chers.htm ) confirme que le nucléaire est devenu trop cher, pas seulement avec les combustibles carbonés, mais aussi avec les énergies renouvelables, à commencer par l'éolien et dans certaines régions par le solaire.

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  31. Anonyme19/12/11

    ce qui se passe en France au niveau du nucléaire est honteux, on nous cache la vérité en nous disant que le nucléaire est merveilleux. Tout ça à cause d'énormes lobby qui font pression sur l'état

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  32. Un article sur l'accident nucléaire de Fukushima et la catastrophe écologique qui ne fait que commencer :

    http://reflets.info/fukushima-le-debut-de-la-catastrophe-cest-maintenant/

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  33. Anonyme30/12/12

    Je viens de lire ou sans doute relire l'article sur les réacteurs trop chers, qui vient d'un petit dossier intéressant sur la question ( http://energeia.voila.net/nucle/nucleaire.htm ).

    Le coût de l'EPR en est maintenant à 8,5 milliards d'euros au lieu de 6 il y a 18 mois.

    Avec cela, le coût de l'électricité avec l'EPR passe de 81 à 107 euros le MWh.

    On comprend qu'EDF demande des subventions et des garanties financières pour construire des réacteurs chez les anglais.

    Le solaire photovoltaïque est déjà moins cher pour les grands systèmes et l'éolien encore moins cher.

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  34. Anonyme15/2/13

    Et oui, l'électricité fournie par un réacteur nucléaire EPR sera donc au moins 2 fois plus chère que l'électricité fournie par une éolienne !! Et cela avec un démantèlement du réacteur nucléaire intégré dans le coût à hauteur de 15% du prix de construction ... Chiffre très très en dessous de la réalité .. Finalement, le nucléaire français va sous peu valider le prix de 150 euros le MWH nucléaire calculé il y a quelques années par le écolos !

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  35. Anonyme3/5/13

    Et le soleil nous fournit 1kw par metre carré...la puissance d'un reacteur nucleaire pour 2 km carres..

    celle de 50 reacteurs pour 100 km carrés ,soit un carré de 10 km sur 10 km..

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  36. Laurent8/5/13

    A faire circuler : Sur Arte le mardi 21 mai un documentaire à ne pas rater : Centrales nucléaires, démantèlement impossible ?

    Le documentaire s'appuie notamment sur le cas du démantèlement de Brennilis et pose la vraie question "démantèlement impossible ?" Le démantèlement ne résoud rien et ne fait que déplacer le problème des déchets radioactifs. Le problème étant le confinement de la radioactivité pendant des milliers d'années, sans empoisonner l'environnement.

    http://www.arte.tv/guide/fr/046961-000/centrales-nucleaires-demantelement-impossible

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  37. Maintenant on sait, c'est officiel.

    L'électricité nucléaire coûtera 111 euros de 2012 le MWh ou 114 €/MWh (2013) en Angleterre. Cela colle avec le montant donné plus haut pour l'EPR de Flamanville.

    Le nucléaire est donc plus cher que le solaire en Allemagne.

    http://energeia.voila.net/electri2/nucle_gb_solaire_de.htm

    Cela devrait commencer à se savoir dans les chaumières.

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  38. Anonyme8/1/14

    Ci-après le bon lien vers le rapport 2012 de la Cour des Comptes..
    http://www.ccomptes.fr/content/download/1794/17981/version/6/file/Rapport_thematique_filiere_electronucleaire.pdf

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  39. Anonyme12/10/14

    Je sais pas ou vous prenez vos chiffres mais au Quebec, on s'est fait avoir avec l'Éolien et notre cout d'énergies ne cesse de grimper depuis. Les centrales thermique produise à environ 3 sous le kilowatt, l'hydro electrique à 8 sous le kwh et l'eolien a 13.8 sous le kwh..... Ce sont les prix facturé par l'état....

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  40. Bonjour, Je suis et EDF Electricité client je me demande si vous pensez que les gains qu'ils ont faits ces derniers temps ont été desconmesurados? Personne ne répond au du edf telephone nuenca de fournir des informations

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